Les billets de stationnement rédigés à la main posent encore problème à Washington D.C

17 Sep 2014

WASHINGTON – Bien que les officiers du Département de Police Métropolitaine du District of Columbia rédigent moins de 5% de tous les billets de stationnement, la majorité de ceux-ci sont écrits à la main et susceptibles d’un plus haut taux d’erreur.

Environ 60% des 75,000 billets de stationnement qui ont été rédigés par la police au cours de la dernière année fiscale ont été écrits à la main, selon l’inspecteur général de Washington D.C
Claire Pilkington, du Comté de Fairfax, est l’exemple d’une personne de D.C qui s’est fait fait poursuivre pour payer une amende pour un véhicule qui ne lui appartenait pas. Tel que reporté par le WTOP Ticketbuster, la police de D.C a rédigé un billet pour la plaque d’immatriculation « PICKLES ». Toutefois, l’officier David Kiley aurait dû écrire « P1CKLES ».

Puisque sa manière d’écrire ne différenciait pas le « I » du « 1 », la ville a poursuivi la mauvaise personne.

« C’était seulement une écriture négligée. Si l’officier avait fait plus attention, ce n’aurait pas été un problème » déclare Pilkington.

En fait, un rédacteur de billets à Maryland a commis une erreur similaire sur sa machine. Mais puisque c’était une machine à billets, les fonctionnaires de stationnement du Comté de Montgomerry ont facilement pu identifier l’erreur et la corriger.

La Chef de Police Cathy Lanier sait que cela représente un problème, bien que la solution ne soit pas pour autant plus facile.

« Il y a plusieurs problèmes, mais l’écriture négligée en est un des plus gros. Nous continuons d’essayer à souligner aux officiers que la calligraphie est la clé. Évidemment, on ne peut enseigner la calligraphie à des adultes de la même manière qu’à des enfants à l’école » dit Lanier.

Elle ajoute que les superviseurs sont supposés inspecter attentivement les billets en quête de toute erreur ou lettre qui ne serait pas claire. Dans le cas de Pilkington, il n’y a pas d’évidence qui confirme qu’un superviseur du Second District ait demandé à Kiley si ce qui était écrit sur le billet s’agissait d’un « I » ou un « 1 ».

« Les superviseurs de première ligne demandent parfois aux officiers de rendre leur écriture plus lisible lorsqu’ils rendent leurs billets, mais une erreur humaine est une erreur humaine » dit Lanier.
Contrairement au Département des Travaux Publiques, qui rédige la vaste majorité des 2 millions de billets de stationnement dans la ville de D.C, la police ne prend presqu’aucune photo des billets rédigés à l’aide d’un dispositif électronique portable.

William Howland, Directeur du Département des Travaux Publiques, tente de pousser ses officiers de stationnement à prendre des photos de tous les billets de stationnement, incluant la plaque d’immatriculation. Cette devrait augmenter la validité, mais est aussi une tentative d’empêcher que d’innocents résidents de Maryland et de Virginie tels que Pilkington reçoivent des billets de stationnement non mérités par la poste.

« Ce ne sont pas tous les officier utilisant des dispositifs portables qui prennent des photos, mais je vais faire en sorte que cela devienne une exigence. Même avec les infractions au code de la route, ce n’est vraiment pas une mauvaise idée », dit Lanier.

« Les officier devraient prendre des photos. Je pense que cela devrait être une exigence. Si une photo avait été prise dans notre cas, cela aurait été beaucoup plus facile de montrer que ce n’était pas notre voiture, » ajoute Pilkinton.

Lanier a augmenté l’utilisation des dispositifs portable de 100 à presque 200 officiers durant les dernières années. Mais même ce nombre ne représente qu’une petite partie des officiers qui rédigent actuellement des billets.

« Malheureusement, je n’ai pas le budget pour acheter des dispositifs portables à rédaction électronique de billets pour l’intégralité de la force. Ils coûtent 2,500$ la pièce » dit-elle.
Basé sur le cas de WTOP Ticketbuster, le Département des Transports de D.C ne prend pas de photo non-plu. L’inspecteur général a découvert que le Département des Transports était tourmenté de plusieurs problème dans son contrôle du stationnement, ce qui mène les conducteurs à recevoir des billets de stationnement en fonction de l’officier particulier au bloque.

Tandis que Lanier et Howland ont accepté des entrevues en tête à tête avec le WTOP Ticketbuster pour discuter des pratiques d’émission de billets de stationnement et du rapport de l’inspecteur général, le Département des Transports n’a pas accordé d’entrevue au directeur intérimaire Matthew Brown ou à toute autre personne impliquée dans le contrôle du stationnement. L’agence a aussi refusé de répondre à des questions spécifiques de la part de WTOP Ticketbuster portant sur le rapport.

Lanier, Howland et Brown sont supposés témoigner lors d’un appel en cours à D.C mercredi prochain pour discuter du rapport.

Si vous pensez être victime d’une fausse caméra de vitesse, caméra à lumière infra-rouge ou de faux billets de stationnement à D.C, Maryland ou en Virginie, WTOP peut vous aider à entamer des démarches. Contactez-nous par email pour nous informer des détails de votre cas—avec la documentation requise – à ticketbusters@wtop.com.

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Par Ari Ashe, WTOP

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