gtechna dicte sa loi de l’innovation, Constats informatises

19 Nov 2011

Avez-vous déjà réchappé à une contravention en raison d’une erreur de saisie d’un agent en devoir ? Estimezvous chanceux : ce genre de vice de forme est en voie d’extinction ; et derrière cela, se trouve gtechna.

Cette entreprise montréalaise développe, depuis 1992, des logiciels d’automatisation mobiles permettant aux agencesde stationnement et aux agents routiers d’optimiser leur travail concernant l’application des lois et règlements. «En général, dans les grandes villes, de 15 à 20 % des contraventions émises manuellement contiennent des erreurs et posent des problèmes lors de leur saisie dans le système, lance Michel Guay, président et chef de la direction de gtechna. Avec notre système, on garantit que ces contraventions sont données sans aucune erreur.»

Par exemple, muni d’une tablette électronique, un agent peut sélectionner dans un menu déroulant l’adresse exacte où l’infraction a été commise, localisée par GPS. Adieu, vice de forme. Ce module fait partie des dizaines d’autres applications mises au point par l’entreprise.

Répondre au besoin des clients

«On a tout le temps des projets sur la table. On lance de nouveaux programmes tous les six mois environ», dit M. Guay, qui peut compter sur l’activité cérébrale continue de quinze programmeurs… ainsi que sur la bagatelle d’un million de dollars investi annuellement dans la recherche et développement.

«Le modéle d’affaires de base de gtechna est l’innovation, et elle se donne un budget important chaque année pour cela, analyse Johanne Brunet, directrice du service de l’enseignement du marketing à HEC Montréal. mais au-delà de la capacité à créer des produits, elle semble capable de bien comprendre les processus d’affaires de ses clients pour répondre aux besoins.»

La preuve : récemment, gtechna a lancé un système inédit, destiné a la ville de Washington D.C., l’un de ses gros clients. Baptisé eSWEEP, il facilite l’émission de contraventions pour les propriétés insalubre, un processus complexe lorsqu’il est effectué manuellement. Au moyen d’une tablette Xoom de Motorola, le programme leur permet de prendre des photos, de trouver le nom du propriétaire et de donner la contravention sur-le-champ. Celle-ci est transmise immédiatement  à un serveur.

Autre logiciel développé, toujours pour la même ville : un système de détection des plaques d’immatriculation qui pourra compromettre les automobilistes résidant à Washington qui font immatriculer leur véhicule dans l’État voisin parce que c’est moins cher.

Enfin, l’entreprise fignole actuellement un produit qui permettra de payer son stationnement par téléphone.

«Ce qui nous pousse à innover, renchérit M. Guay, c’est l’évolution constante des plateformes. Avant, on travaillait beaucoup pour celle de Microsoft. Maintenant, il faut développer pour Android, iPad, BlackBerry, etc.»

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